L’Espagne, et plus particulièrement la Costa Blanca, reste l’une des destinations les plus prisées des acheteurs internationaux. Cependant, dans l’euphorie de trouver la propriété idéale, de nombreux acheteurs négligent des aspects juridiques, fiscaux et urbanistiques cruciaux. Ce qui semble être la maison de vos rêves peut rapidement devenir une source de dépenses imprévues.

Chez Albir Abogados, forts de décennies d’expérience en droit immobilier et fiscal dans la Communauté valencienne, nous aidons des clients du monde entier à sécuriser leurs investissements. Voici les 10 erreurs les plus courantes que vous devez éviter cet été :

 

1. Tomber sous le charme avant de vérifier le statut juridique

L’erreur majeure est de se concentrer uniquement sur la vue ou le design. Avant de signer tout accord de réservation ou de verser un acompte, il est indispensable – voire obligatoire – de procéder à un audit juridique complet (due diligence). Il est vital de vérifier la propriété au Registre de la propriété (Registro de la Propiedad), de contrôler les charges ou privilèges éventuels et de demander un certificat officiel (Nota Simple) pour vous assurer de ne pas hériter des dettes d’autrui. Si vous payez d’abord et enquêtez ensuite, vous perdez tout pouvoir de négociation.

 

2. Se passer de conseil juridique indépendant

Se fier aveuglément à l’agent immobilier ou au promoteur est un risque inutile. Même de bonne foi, leurs intérêts commerciaux diffèrent des vôtres. Un avocat spécialisé en immobilier travaille exclusivement pour l’acheteur, détectant les risques urbanistiques et fiscaux avant qu’ils ne deviennent des problèmes irréversibles.

 

3. Sous-estimer les coûts réels de l’achat

Dans la Communauté valencienne, suite à la récente réforme fiscale, les impôts et frais liés à un achat varient entre 11 % et 13 % du prix de vente (et peuvent être supérieurs pour des propriétés de luxe). Cela inclut l’impôt sur les transmissions patrimoniales (ITP), dont le taux général est désormais de 9 % pour les biens de seconde main, mais passe à 11 % pour les acquisitions supérieures à 1 000 000 €. Pour le neuf, une TVA de 10 % s’applique, en plus d’un droit de timbre (AJD) réduit de 1,4 %, sans oublier les frais de notaire, d’enregistrement et de gestion juridique. De plus, si le vendeur est non-résident, l’acheteur est légalement tenu de retenir 3 % du prix de vente et de les verser à l’Agence fiscale espagnole.

 

4. Ignorer les restrictions de location de vacances (Licences touristiques)

Vous prévoyez de générer des revenus locatifs ? Vérifier les statuts de la copropriété (qui peuvent restreindre ou interdire les locations aujourd’hui ou à l’avenir) ne suffit plus. Dans la Communauté valencienne, vous devez respecter strictement le nombre maximum de jours de location autorisés, obtenir un rapport de compatibilité urbanistique favorable de la mairie et enregistrer la propriété auprès du département régional du Tourisme. Exploiter un logement touristique (VUT) sans cela est illégal et entraîne de lourdes amendes.

 

5. Ne pas auditer la légalité des rénovations antérieures

De nombreuses villas ont fait l’objet d’extensions – piscines, terrasses vitrées ou sous-sols aménagés – absentes des titres de propriété et du cadastre. Il est vital d’analyser si ces travaux disposaient d’un permis, si le délai de prescription des infractions de construction selon la loi d’urbanisme valencienne (LOTUP) est expiré, et s’ils peuvent être légalement enregistrés comme « bâtiment ancien » (Obra Nueva por Antigüedad). Dans ce dernier cas, il est crucial de comprendre ce que signifie le classement en Asimilado a Fuera de Ordenación (AFO) et les limites qu’il vous imposera à l’avenir.

 

6. Mal calculer les coûts et taxes annuels de propriété

Être propriétaire en Espagne entraîne des obligations fiscales récurrentes. Les non-résidents doivent déposer une déclaration annuelle d’impôt sur le revenu des non-résidents (IRNR) — une taxe que beaucoup découvrent trop tard — en plus de la taxe foncière locale (IBI), des taxes sur les ordures ménagères et des charges de copropriété.

 

7. Retarder votre demande de NIE et l’ouverture d’un compte bancaire

Le marché estival évolue rapidement. Pour acheter un bien en Espagne, un NIE (Numéro d’Identification des Étrangers) est légalement obligatoire. Retarder cette démarche, ou ne pas anticiper les contrôles de conformité stricts de lutte contre le blanchiment d’argent (AML) requis pour transférer vos fonds, peut vous faire perdre la propriété ou vous faire dépasser les délais fixés dans votre contrat de dépôt.

 

8. Confondre les limites de séjour touristique et la résidence fiscale

Pour les acheteurs hors UE (comme les citoyens britanniques), la limite du visa touristique est de 90 jours par semestre. Cependant, si vous passez plus de 183 jours par an en Espagne, l’Agence fiscale espagnole (Hacienda) peut vous considérer comme résident fiscal, ce qui signifie que vous seriez redevable de l’impôt en Espagne sur vos revenus mondiaux. Planifier cela à l’avance est essentiel.

 

9. Succomber à la pression du marché estival

La saison estivale crée un faux sentiment d’urgence dû au flux important de touristes et d’acheteurs. Prendre des décisions hâtives sous la pression de la vente, tout en négligeant l’examen expert d’accords tels que les Arras (dépôt) ou les contrats de vente privés, est la principale cause de litiges judiciaires ultérieurs.

 

10. Négliger la planification successorale

L’achat d’une propriété est un investissement à long terme. Dès le premier jour, vous devez anticiper l’impact fiscal d’une future donation ou succession. Rédiger un testament espagnol limité exclusivement à vos biens espagnols, en pleine coordination avec votre droit national selon le Règlement européen sur les successions, permettra à vos héritiers d’économiser des milliers d’euros et d’éviter de nombreux casse-têtes bureaucratiques.

 

Comment Albir Abogados peut-il vous aider ?

Chez Albir Abogados, nous gérons l’intégralité du processus de transfert et d’achat à Altea et sur toute la Costa Blanca. Grâce à notre division spécialisée (www.therealestatesolicitors.com), nous assurons une due diligence complète, la rédaction et la révision de contrats, le traitement des NIE, la liquidation fiscale et l’enregistrement final au Registre de la propriété. Nous veillons à ce que votre investissement soit juridiquement et financièrement sécurisé dès le premier jour.